Pompe à chaleur à Saint-Max : le contexte local, et ce qu'il change
Coincée entre la Meurthe et le coteau qui grimpe vers la Cure d'Air, Saint-Max compte parmi les communes les plus denses de la métropole. Le bâti dominant y est la maison de ville mitoyenne de la fin du 19e siècle, souvent sur deux niveaux avec cave voûtée, complété par des immeubles de rapport et par des pavillons d'après-guerre le long de l'avenue Carnot.
Cette densité change tout pour une pompe à chaleur. Le groupe extérieur ne peut presque jamais aller sur la façade sur rue : nous le posons en fond de cour ou en pignon, sur plots antivibratiles ou support mural découplé, en visant l'émergence réglementaire de 3 dB la nuit en limite de propriété. Quand la cour est trop exiguë, un modèle bibloc à unité compacte règle souvent ce que les grosses machines monoblocs ne permettent pas.
Le second sujet maxois est le réseau de chauffage existant. Les maisons de ville d'ici sont majoritairement équipées de radiateurs fonte alimentés par une chaudière gaz, parfois installée en cave. Ces radiateurs anciens ont une grande surface d'échange et acceptent bien un régime d'eau à 45 ou 50 °C, ce qui autorise le passage en pompe à chaleur sans les remplacer. Nous relevons leurs dimensions pièce par pièce avant de trancher, plutôt que de conclure sur la seule surface habitable.
Reste l'enveloppe. Beaucoup de maisons du centre ont des combles perdus jamais traités et des menuiseries changées sans reprise des coffres de volets. Sur une commune où la température de base retenue est de -15 °C, ces défauts se paient directement en puissance installée, donc en prix et en consommation. Nous chiffrons l'installation à isolation constante, et nous disons quand un chantier de combles ferait gagner davantage que le choix d'une machine plus puissante. Nos ateliers sont à moins de dix minutes, ce qui rend les interventions de réglage et de dépannage simples à caler.